Archive pour janvier 2012

Chris Cagle

C’est Chris Cagle, en l’an 2000, avec “My Love Goes On And On”, qui m’a réconcilié avec la Country Music que je trouvais (de mon point de vue …) moins intéressante depuis un certain temps.
Nous avons tous connus autour de nous des gens qui n’ont pas, tout simplement de bol. C’est le cas de Cagle, qui malgré son immense talent a toujours eu du mal à se faire vraiment reconnaitre. Mais depuis un certain temps, il semblerait que enfin, la chance ait tourné !!!
Revenons un peu en arrière : Chris Cagle est originaire de Louisiane (1968) avant que ses parents déménagent pour le Texas, du côté de Houston. Comme dans toute légende pour un  futur chanteur de Country, on lui a évidemment offert une guitare et appris le piano. De toute façon, il était plus près de la musique que de ses études sur l’économie que d’ailleurs, il abandonna rapidement.
Nous sommes en 1994, notre Chris se retrouve très vite dans le dénuement le plus total. Et, comme il faut bien vivre, pendant un certain temps, il sera même ‘Baby Sister”, en plus d’un tas de petits boulots. Mais, le soir, c’est dans les boites Texanes qu’il essaye de se faire connaitre. Une rencontre avec Howard Harlan (à l’époque, une grande star de la Country, surtout en composition, mais que tout le monde a oublié maintenant) sera décisive, puisque Harlan chantera même un texte de Chris.
Tout semble aller pour le mieux pour Cagle : Albums avec succès, petites puis grandes tournées, signature de beaux contrats dans des maisons prestigieuses !!! Mais en 2004, une banale visite chez un toubib tourne au cauchemar. Ses cordes vocales sont attaqués par des polypes, des kystes et d’autres soucis de tout genre. Tous ses contrats sont annulés, les tournées avec les Rascals Flatts sont arrêtées. Il reprendra la chanson qu’après 2005.
Si certains de ses titres arrivent en tête, beaucoup d’autres, au contraire, resteront en fin de liste des tops. Et, pour couronner le tout, un ancien contrat oublié refait surface, et notre ami Chris est obligé de régler une somme énorme à un gérant d’une compagnie.
En parallèle, comme les ennuis ne viennent jamais seul, Chris se sépare de sa femme Elisabeth dans des conditions rocambolesques qui font les choux gras de la presse people. Nous en avons plus su, quand Cagle nous apprendra qu’en fait, l’enfant issu de leur union n’était pas de lui.
Mais, comme dans tout bon film Américain qui se respecte, alors qu’il y a encore 3 ans tout semblait perdu. Jusqu’à des bagarres et avoir  affaire à la justice. Sa maison de disque lui tournant le dos, il semblerait que enfin, Chris Cagle reprenne une vie normale. Sentimentale … Il est maintenant avec une jolie Kay, sa femme avec qui il a eu deux magnifiques petites filles !!! et professionnel … La maison d’Edition Bigger Pictures l’a pris sous son aile, et depuis ses nouveaux et nombreux titres n’ont jamais aussi bien marchés !!! Cette gentille famille a fini par décider de vivre en Oklahoma, loin des turpitudes,  et de s’acheter un Ranch. Pourquoi en Oklahoma !!! Petite préçision quand même pour la fleur bleue que suis. Chris a connu Kay tout bêtement dans une épicerie dans cette Etat, alors qu’il recherchait avec un ami un Ranch à acheter. Depuis ce jour, il ne se sont plus quitté.
Grande nouvelle !!! Il sort un nouvel album
comprenant “Got My Country On” son nouveau excellent hit sorti en 2011. Alors,
amateurs de Country Music, allez vite l’acheter.
Cordialement,
Bob

LE BILLET VERT

The Stories Of Country Music

Bonjour à vous toutes et à tous,

Depuis un certain temps, nous voyons, ici et là dans certaines villes en
France, émerger des monnaies locales. Et particulièrement pour ce qui nous
intéresse, des Festivals ou des simples soirées de Country émettent maintenant
des Dollars au nom de leurs associations. Ce système ne peut exister, vous
l’aviez évidemment compris, qu’avec la contrepartie de la même somme en Euro.

Cela peut porter à sourire. Mais ceci n’est pas nouveau, mais pour des
raisons beaucoup plus sérieuses.

En Amérique du Nord, après maintes péripéties, certaines colonies décident
de renvoyer les Anglais chez eux. Bonne idée, disent certains !!! Mais, pour
les forcer à partir, il va falloir des sous. Et, c’est comme ça, qu’en 1776, il
y eu deux évènements importants aux Etats Unis. La déclaration d’indépendance
et la création du Dollar. Et bien que déjà, le mot Dollar fût imprimé sur les
premiers billets, cette monnaie officielle était appelée « Monnaie Continentale
». Officiellement, sa contrepartie était l’or.

Ce système, soyons réaliste, sera cahin-caha jusqu’en 1830. Mais à partir
de cette année commença la fameuse conquête de l’Ouest. Et, ce fût le grand
cirque monétaire. Il n’y avait pas de banque centrale, ce qui fait que tout un
chacun, ayant pignon sur rue, pouvait émettre des Dollars. Je parle de
commerçants, jusqu’aux sociétés, en passant quand même par des petites banques
d’états locales. Et, pour arranger le tout, chacun y allait joyeusement de ses
propres billets imprimés. (Qui font maintenant la joie des collectionneurs). De
plus, un dollar de chez machin pouvait valoir plus ou moins dans un autre
établissement ou Etat voisin.

Le président Lincoln, dans sa grande sagesse, décida d’unifier le Dollar,
qui devint enfin une monnaie fédérale. La réserve Fédérale (Banque Centrale)
devant détenir la contre partie en or des billets fédéraux imprimés.

Et, là encore, les Américains détestant le centralisme, décident que la
Banque Centrale ne soit pas un organisme Fédéral. Et, oui, c’est un consortium
privé d’actionnaires (Banques, Assureurs, Entreprises, Boursiers) qui gèrent
cet établissement sous surveillance fédérale. Mais Lincoln réussit un tour de
passe-passe concernant l’imprimerie qui appartiendra à l’Etat.

Après les pièces, apparut la mention « In God We Trust » (En Dieu nous
croyons) sur le Dollar, appelé aussi le billet vert. C’est Nixon qui
officialisa, pour des raisons purement politiques, la déconnexion de l’or sur
la monnaie. Cela faisait belle lurette qu’il n’y avait plus assez d’or pour
compenser la fabrication de Dollars.

Maintenant le Dollar suit le cours du marché financier. Mais, c’est une
autre histoire !!!

Nous savons tous que les hommes des Services Secret US protègent le
Président. Mais ils ont un autre job, celui aussi de protéger le Dollar !!! Et,
oui, la contrefaçon et le trafic du billet vert font partis de leurs prérogatives.

Pour comprendre l’impact du Dollar sur la société Américaine, il faut
savoir que trafiquer du Dollar est un crime Fédéral depuis pratiquement sa
presque création. Alors que vouloir assassiner un Président, ne l’est que
depuis la mort de Kennedy.

Très cordialement,

Bob

 

Dale Watson

Bonjour à vous
toutes et à tous, et, …. Je n’espère que le meilleur pour vous en 2012.
D’après les anciens, si on choisit le bon vœu et qu’on y croit, il sera exaucé.
Faites comme certains Américains, qui jettent dans une poubelle tout ce qui les
a chagriné en 2011.

Comme tout va
à peu près bien dans ma vie, mon premier vœu était de voir de plus en plus
d’artistes US de Country en France. Ce souhait a du être entendu par l’équipe“
du Western Country Friends” de Nantes (Saint Herblain) puisque Françoise,
Pierre et Dan me l’ont offert.

Quoi demander
de mieux que de commencer l’année avec Dale Watson.

 

Dale n’est pas
n’importe qui. Ce natif de l’Alabama qui n’a jamais voulu ressembler du point
de vue vestimentaire à un Cowboy, mais tout simplement à un artiste de Country.
Sa musique n’est semblable à aucune autre. Ce qui fait que nous ne le voyons
que rarement dans le monde ”dit officiel” de la Country. Par contre, ses pairs
des circuits indépendants placent souvent ses albums en tête de liste des
nominations. Son dernier Album “ The Sun Sessions” est déjà parti pour un grand
succès. On le sait peu, mais Dale a derrière lui une sérieuse tradition
familiale. Ses proches étant déjà dans le milieu de la musique. Ce qui fait que
tout jeune, il se plaisait à écrire des textes. Sa rencontre avec Rorie Flores
a été déterminante, puisqu’il se rapproche de Los Angeles, puis de Nashville
pour y travailler ses chansons. Mais Dale pense que Nashville n’est plus pour
lui le berceau de la vrai Country Music, et de nouveau, il reprend son sac pour
retourner au Texas, car il en est persuadé, sa musique y sera mieux accueilli.

 

Mais la vie
n’est pas un long fleuve tranquille. La compagne de Dale décède dans un
accident de voiture. 2000 et 2001 seront des années noires pour ce chanteur. La
drogue et l’alcool ont failli l’emporter. Un séjour en hôpital spécialisé lui
permettra de reprendre sa vie.

 

Depuis, il
enchaine les hits. Son dernier Album que je cite plus haut est pour moi un vrai
bijou. Dale est invité partout ou se joue de la Country Music. Allez sur son
agenda … Les salles de ces concerts sont des lieux mythiques au Texas.

 

Il se risque
maintenant en Europe. Ceux qui l’ont vu à Craponne, se rappelleront de ce
fantastique artiste qui n’a jamais voulu la facilité mais au contraire se
rappeler des vrais racines de la Country music.

 

Vous trouverez
en pj, un titre un peu particulier. En fait, et très honnêtement, je ne me
rappelle plus en quelle année, une compagnie aérienne Australienne lui avait
paumé une malle contenant des enregistrements précieux Et, de plus, cette
entreprise voulait lui faire régler des frais de recherches. Il avait tellement
les … (comment dire ça poliment !!!) qu’il a décidé d’en faire une chanson.

 

Quand il nous
chantera “Justice For All” vous reconnaitrez (de mon point de vue) la patte
“”Guitare de Johnny Cash”.

 

Pour en
terminer, et pour l’avoir apprécié au Texas, je pense que vous avez compris ou
je voulais en venir. Allez voir et surtout entendre le 4 Février
Dale Watson à Nantes.

 

Et, comme mes
amis du Tennessee le disent : La route sera peut-être longue, mais ça en vaudra
la peine !!!!!!!!!!!!

 

Merçi à Western Country Friends

 

Cordialement,

 

Bob

 

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